Après chaque fin il y a toujours un début
Pour commencer, je voudrais souligner que cela
sera probablement mon dernier texte sur ce blog. Pour cette occasion j’ai
décidé de lier mes deux plus grandes passions – l’art culinaire et l’art
cinématographique. Je vais me concentrer sur les expériences que j’ai déjà eues
à Bordeaux. Et après, qui sait, peut-être je commencerai à écrire à nouveau sur
un sujet plus particulier...
Au début, j’aimerais parler de ma première
rencontre avec des héros uniques en leur
genre, c’est-à-dire : les huîtres. Cela a eu lieu à Arcachon ; plus
précisément, dans un petit joli village qui s’appelle Moulleau. J’y ai rendu
visite à mon ami qui a une maison d’été là-bas. On était plusieurs, soit
d’origine polonaise, soit française, mais la plupart des personnes étaient
françaises. J’ai beaucoup admiré l’ambiance qu’il y avait. Même si je ne
connaissais pas tout le monde, j’avais l’impression que nous nous connaissions
depuis longtemps. Juste après mon arrivée, ils m’ont proposé de manger des
huîtres. Comme je n'en avais jamais mangé avant, à ce moment-là j’avais
vraiment envie de les goûter ! Mais, quand j’ai vu comment il fallait
faire, j’ai commencé à avoir un peu peur... Je voudrais ouvrir une petite
parenthèse à ce
moment-ci.
Maintenant, quand je me souviens de ce jour-là,
je pense toujours à une scène du film « La vie d’Adèle » qui est
sorti au cinéma il y a quelques semaines. Il s’agit particulièrement du moment
où Adèle, le personnage principal, est en train de manger des huîtres pour la
première fois dans sa vie. Il faut souligner que c’est à l’occasion de faire
connaissance avec la famille de sa nouvelle copine et cela montre avant tout
l’aspect sociologique de leur relation ; notamment, le fait qu’Adèle, à
l’opposé de sa copine, vient de la famille de classe moyenne qui a un mode de
vie assez simple et modeste – ce que l’on peut voir par exemple dans la façon
de manger d’Adèle. Je trouve vraiment impressionnant de quelle façon le
réalisateur a montré les différences de classe, en présentant les deux dîners
de contraste : un avec des huîtres comme plat principal et l’autre avec
des spaghettis. Certes c’était très simple, mais selon moi, grâce à cette
simplicité, c’était si beau. J’ai beaucoup aimé le réalisme de ce film. C’était
le meilleur film que j’ai vu depuis que je suis à Bordeaux. Il m’a beaucoup
touchée et je ne l’ai pas trouvé trop long. Par contre, j’ai hâte de voir la
partie suivante. Bien sûr au cas où le réalisateur se déciderait de la faire...
J’espère qu’il va se décider bientôt.
J’ai ouvert cette parenthèse pour que je puisse
vous expliquer comment je me sentais au moment où j’ai goûté des huîtres pour
la première fois. En n'abordant pas les questions des différences de classe, je
me sentais donc un peu pareil qu’Adèle à ce moment-là. J’avais l’impression de
manger, ou pas exactement manger, mais plutôt avaler quelque chose dont je ne pouvais
pas très bien expliquer la consistance et qui avait le goût de l’eau de mer.
C’est vrai que c’était une expérience inoubliable, mais je ne pense pas la
répéter. Bien qu’il y ait beaucoup de gens pour lesquels c’est un plat
excellent, c’est difficile pour moi de les comprendre. Néanmoins, je pense que
le choix du goût est parfois aussi un choix
lié à la notion d’un certain genre de snobisme. Mais bien sûr je peux me tromper. Je devrais peut-être
essayer de manger des huîtres au moins encore une fois. La première fois n’est
pas toujours suffisante pour que l’on puisse juger quelque chose. Alors, même
si je n’en ai pas très envie, je suis ouverte à d’autres propositions de goûter
ces héros uniques dans leur genre. Si quelqu'un me le propose, je ne
refuserai pas. Comme j’adore essayer des choses nouvelles et exceptionnelles,
je ne pourrai pas dire « non ». Mais la première fois est déjà
derrière moi.
Pour conclure, j’aimerais souligner que parler de
mes expériences culinaires, ainsi que de celles liées à l’art cinématographique
pourrait ne jamais finir. Malheureusement, ici il n’y a pas assez de place pour
décrire tout ce que je voudrais. Cependant, je vais peut-être continuer mon
aventure avec le blog. Selon moi, c’est un excellent moyen d’améliorer mon
niveau de français, ainsi que de pouvoir s’exprimer de mieux en mieux.
J’apprécie beaucoup aussi l’idée de présenter ses photographies sur le blog. Je
la trouve très agréable, car j’aime bien observer le monde au travers d’un œil
de photographe.